Book Reviews

23 maio, 2008

185) Para compreender a Bolivia (nem sempre é facil)

POUR COMPRENDRE LA BOLIVIE D'EVO MORALES
(Editions L'Harmattan, 7 rue de l'Ecole Polytechnique 75005 Paris
www.editions-harmattan.fr/)
ouvrage collectif
Denis Rolland & Joëlle Chassin

Introduction
Denis Rolland et Joëlle Chassin

Peut-on réduire la Bolivie à une image d’indigène impassible au vêtement chatoyant sur fond de montagne andine ou de lac Titicaca et de musique folklorique? A un étalage de feuilles de coca ou de patates de formes et de couleurs incroyablement variées, sans imaginer que l’altiplano ne produit pas tout dans ce pays? Ou à l’image, souvent sympathique à nos yeux d’Européens en mal d’exotisme, d’un Président indien?
Certainement pas.
Encore faut-il essayer de donner des éléments de connaissances complémentaires à ces stéréotypes d’un monde andin, voire latino-américain, indistinct et confus, pétris de quelques références omniprésentes; références anciennes -des aventures de Tintin à la mélodie d’El Condor pasa- ou plus récentes, comme l’idée d’un axe antilibéral et indigène autour des Présidents Evo Morales en Bolivie ou Rafael Correa en Equateur… Comme l’écrivait Thierry Saignes:
«Ce haut pays, au-dessus des nuages, s’abrite derrière ses mythes[…]. La Bolivie laisse prospérer les clichés, le plus souvent développés par les Occidentaux, de l’Indien taciturne, du mineur exploité, du guerillero martyr».

Examinons alors quelques-uns des stéréotypes accolés à ce pays.

La Bolivie est-elle «un petit pays andin»?
Sur nos planisphères, c’est effectivement un espace réduit. Néanmoins, à l’échelle de l’Amérique du Sud, la Bolivie, grande tout de même comme deux fois la France (1,1 million de km2), est un Etat «moyen».
C’est un pays profondément andin où moins de 4000 kilomètres de routes goudronnées donnent une idée des contraintes imposées par le relief (et de la faiblesse des équipements), où seuls 2% du territoire national peuvent être considérés comme de bonnes terres cultivables. Tout n’est cependant pas à l’image de ce «bout du monde» combinant «le sel, le froid, le vent, l’altitude» merveilleusement étudié par Nathan Wachtel! Vus d’Europe, montagne et altiplano ne doivent pas faire oublier les terres chaudes de l’ouverture sur l’Amazonie (accessible parfois par des routes où le paysage exceptionnel compense généreusement la dangerosité) et un piémont au sud-est qui fournit aujourd’hui l’essentiel de la richesse agricole exportable licite. Qui pense en Europe que les plaines tropicales couvrent les deux tiers d’un pays volontiers résumé dans notre imaginaire à l’altiplano? Ou que cet espace est marqué profondément par cette dualité «haut-bas», andin-tropical, à laquelle il faut ajouter un important espace diversifié de transition (vallées, versants…)?

L’enclavement continental est-il à la source de tous les maux du pays?
En 1893, Elisée Reclus, géographe exceptionnel, constatait en ces termes la pesanteur de ce découpage territorial.
«L’ancien territoire du ‘Haut Pérou’ ou de Charcas, qui appartint à la vice-royauté de Buenos Ayres jusqu’à la guerre de l’Indépendance, et qui se constitua en république sous le nom de Bolivie, en l’honneur de Bolívar, est, de tous les Etats sud-américains, celui dont les limites politiques ont été le plus bizarrement tracées. A l’issue de la lutte victorieusement entreprise contre la métropole, la Bolivie avait été déjà sacrifiée au Pérou, ses communications naturelles avec la mer ayant été attribuées à ce dernier Etat; elle a perdu beaucoup plus encore, depuis que le Chili lui a enlevé jusqu’à la voie détournée par laquelle on pouvait des plateaux boliviens dévaler à la mer».
La Bolivie est certes confrontée à une géographie qui ne facilite en rien les communications, au fait montagneux et à cette absence d’accès à la mer qui ont parfois conduit à la qualifier de «Suisse d’Amérique du Sud». Pourtant, comme le rappelle le géographe contemporain Jean-Paul Deler, «elle en serait plutôt le Tibet, le toit des Andes». Suisse ou Tibet, peu importe: l’originalité bolivienne s’enracine dans cette omniprésence d’un imaginaire national d’amputations, littoral en particulier. L’histoire nationale et plus encore les catéchismes nationalistes donnés à l’opinion publique sont très profondément marqués par la contraction des frontières. Comme le Mexique à l’extrémité nord du sous-continent latino-américain en 1848, la Bolivie a perdu la moitié de son territoire initial: 1,2 million de km2 ont été acquis par ses voisins au XIXe siècle en plusieurs étapes: Pérou et Chili à l’ouest (Guerre du Pacifique, 1879-1880); Brésil à l’est (1903-1904); Paraguay ensuite au Sud (Guerre du Chaco, 1932-1935). Si l’on peut toutefois considérer que cette amputation mexicaine au profit du géant du Nord est à peu près «gérée» (mais pas oubliée), il n’en est pas de même pour la Bolivie. En outre, le traumatisme n’est pas proportionnel aux superficies cédées. Si c’est à l’est des Andes que la Bolivie a perdu l’essentiel de son territoire initial, le pays vit dans la mémoire très cultivée et quasi unanimement partagée d’un Occident perdu, de cet accès impossible en toute souveraineté à la mer, en contrebas de la forteresse andine. Aujourd’hui, si l’enclavement ne facilite pas l’intégration à une économie régionale ou mondialisée, la mémoire des amputations la complique assurément.

La Bolivie est-elle un pays peu peuplé, indigène et pauvre?
Avec une des fécondités mais aussi un taux de mortalité les plus élevés d’Amérique latine, la Bolivie demeure un pays faiblement peuplé, le moins peuplé des pays andins. Cela a déjà été souligné, forêts denses, marécages et déserts occupent plus des deux tiers de l’espace et les 10 millions d’habitants se répartissent très inégalement sur son territoire. La densité moyenne est de 8 habitants au km2; hors agglomération, elle oscille cependant entre moins d’une personne au kilomètre carré dans les plaines tropicales de l’est du pays et dix dans l’altiplano à l’ouest; et, rapportée au kilomètre cultivé, cette densité change radicalement, passant à plus de 500 habitants au km2!
La majorité de la superficie du pays étant très faiblement peuplée, cela contribue à l’insularité des grandes villes. Trois grands centres se distinguent (La Paz, Santacruz et Cochabamba) même si l’altiplano et les vallées concentrent les trois quarts de la population.
- La Paz, «capitale» la plus haute du monde, rassemble 820000 habitants; El Alto est la deuxième grande ville du pays avec 870000 habitants; ces deux agglomérations réunies constituent incontestablement le premier centre urbain du pays: presque deux millions d’habitants, 20% de la population nationale.
- Santa Cruz rassemble 15% de la population totale du pays: avec des rêves anciens d’autonomie ou d’hégémonie et aujourd’hui une agglomération de 1,4 million d’habitants, la ville conserve néanmoins une physionomie hétérogène de gros bourg rural, en raison du caractère relativement peu dense et peu élevé des constructions.
- Cochabamba, ville de transition ou d’interface, «périphérie centrale» concentre 7% de la population, avec plus de 900000 habitants.
Il n’y a que quatre autres villes de plus de 100000 habitants, loin derrière ces trois grands centres.
La Bolivie est l’un des pays les plus «indigènes» du continent, avec le Guatemala et le Pérou: comme au Guatemala, cette «indianité maintenue» s’impose au voyageur étranger. Mais, même en omettant le métissage et les populations d’origine européenne, l’unité ethnique n’est qu’apparente: en dépit de près de quatre siècles de colonisation puis de nombreuses décennies de mépris des cultures et langues autochtones, le pays demeure officiellement multilingue. Certes l’espagnol, la langue du colonisateur ibérique et des élites de l’indépendance, est demeuré du XVIe au XXe siècle la langue exclusive et excluante du pouvoir. Mais deux autres langues sont déclarées «officielles» dans la Bolivie du XXIe siècle où le multilinguisme est une réalité qui s’impose: l’aymara est la langue du groupe ethnique le plus important du pays (35% de la population totale, et un premier Président élu en 2005) et le quechua, langue administrative de l’Empire inca, celle de groupes rassemblant environ 30% de la population.
La Bolivie demeure, sans aucun doute, l’un des pays les plus pauvres du continent latino-américain et de la planète. Et ce n’est pas une réalité nouvelle, même si la dégradation économique et sociale des années 1980 a aggravé la situation. Depuis les années 1990 et jusqu’à l’arrivée au pouvoir d’Evo Morales, période de la politique libérale du président Sánchez de Lozada et de ses successeurs, la croissance économique moyenne en Bolivie est d’environ 4% par an. Mais les bénéfices de cette politique, largement liés au cours des hydrocarbures, ne semblent pas avoir changé la situation de la grande majorité des habitants d’un pays très inégalitaire. Plus de la moitié de la population vit toujours au-dessous du seuil de pauvreté et la sous-alimentation est particulièrement forte dans les zones rurales d’altitude.
En Bolivie, la part du territoire utilisé pour l’agriculture est faible (3%). Certes, le pays a connu une des rares réformes agraires abouties du continent (1952-1953), chronologiquement la deuxième, après celle, complexe, liée à la Révolution mexicaine et avant celle de la révolution castriste à Cuba: l’Etat a exproprié les grands domaines d’alors et confirmé aux communautés indigènes la propriété de leurs terres. Mais l’espace agricole ainsi créé s’est généralement trouvé émietté par les partages successoraux (malgré l’exode vers les villes et vers les fronts pionniers) et se mesure parfois «moins à l’hectare qu’au sillon». Et la paysannerie bolivienne traditionnelle et licite n’est aujourd’hui «ni autarcique, ni autosuffisante». Deux réalités sont venues compléter ce paysage agricole: la culture illicite de la coca assure des revenus incomparables; et les cultures agro-industrielles des terres chaudes, qui connaissent un essor remarquable, ont souvent aussi pris le chemin de l’exportation via notamment l’hidrovia et le Rio de la Plata.
En outre, cette «Bolivie des champs» a durablement été occultée par la Bolivie des mines. Le haut plateau andin, riche en minerais non ferreux, a fourni dès le XVIe siècle l’argent à la métropole coloniale et à l’Europe et, au XIXe siècle, à ses «patriarches» locaux; puis, au siècle suivant, est venue l’ère de l’étain, avec ses dynasties familiales toutes puissantes, dont la richissime Patiño. Mais les Andes boliviennes ont produit ou produisent encore du plomb, du zinc, de l’antimoine, du tungstène… Avec la nationalisation de 1952, le secteur minier a pris une ampleur visible considérable dans la société: l’«Etat minier», l’entreprise publique COMIBOL (Corporación Minera Boliviana), la puissante COB (Confederación Obrera Boliviana) ont contribué à ce que la «culture de la mine» investisse plus encore l’espace public et la mémoire collective; et même après l’effondrement de 1985 et les restructurations drastiques des années 1986-1988, ce secteur minier continue à marquer de son empreinte la société bolivienne et ses représentations à l’étranger.

La Bolivie est-elle menacée d’éclatement et durablement marquée au sceau de l’instabilité politique?
Pays aux ressources comptées, même si l’ère du soja au sud et des hydrocarbures (gaz surtout) aide, dans un âge industriel et globalisé, à ne pas désespérer de cette terre, la richesse du sud-est, plus métis, contribue certes à alimenter des velléités autonomistes, voire séparatistes. Depuis une indépendance apportée de l’extérieur en 1825, la Bolivie, clivée par la géographie, n’a cessé d’être confrontée au problème de son identité. S’il existe assurément une dominante andine, la construction territoriale «transrégionale» qui a artificiellement soudé des régions aux milieux physiques très diversifiés a réuni des populations hétérogènes: d’un côté, le massif andin, ossature du pays et matrice humaine et culturelle; de l’autre, les llanos orientaux ou terres basses tropicales longtemps restées très faiblement peuplées. Un centre de gravité traditionnel dans l’altiplano, un regard obsessionnel vers l’ouest, un Orient en développement très rapide depuis les années 1950, tourné vers l’est et le sud-est, Brésil et Argentine, dopé au sud par la production et l’exportation de gaz naturel puis de soja, à l’est, dans le Chaparé, par la montée en puissance de l’«or vert» ou blanc, la culture de la coca et ses transformations, la Bolivie est-elle un pays écartelé, risquant d’autant plus l’éclatement que l’économie souterraine, en particulier la nouvelle économie de la drogue, la corruption irrigueraient une part importante de la société? Cultiver l’identité nationale ou tenter de construire un projet national en Bolivie aujourd’hui équivaudrait-il, pour reprendre l’expression de Simón Bolívar, à «labourer la mer»?
L’instabilité de la Bolivie n’est pas une idée nouvelle. A la fin du XIXe siècle, Elisée Reclus parlait de «fiction constitutionnelle» et constatait déjà:
«En aucun des Etats hispano-américains, si fréquemment bouleversés par la guerre civile, les meurtres politiques n’ont été plus nombreux qu’en Bolivie. […] Presque tous les chefs d’Etat furent des militaires, arrivés par la force et chassés par la force, pour mourir assassinés ou en exil».
Jean-Pierre Lavaud écrit un siècle plus tard (en 1991), après avoir constaté l’existence de 18 constitutions depuis l’Indépendance et l’importance des «présidences éphémères (moins d’un an, 33 sur 73 de 1825 à 1982), que «la Bolivie apparaît bien comme un pays particulièrement instable relativement à ses voisins latino-américains» et que «le passage d’une présidence à l’autre s’opère souvent par un coup de force de l’armée»…
La période antérieure à l’arrivée à la mandature suprême d’Evo Morales n’a pas démenti ces statistiques… Mais, comme l’écrit Marie-Danièle Demélas, l’instabilité andine n’est toutefois «ni une fatalité, ni le prix très lourd à payer pour avoir pris le risque d’adopter précocement des régimes démocratiques».

Il fut un temps où Evo Morales, leader syndical et cocalero d’un pays en crise, était volontiers encensé pour son militantisme et son enracinement dans la tradition autochtone ou, au contraire, diabolisé par une partie de l’opinion mondiale. Et l’on se souvient ainsi du vif mécontentement de l’ambassadeur des Etats-Unis, localement appelé «le vice-roi» ou simplement «l’ambassadeur» (même parmi les autres diplomates locaux!), lorsqu’une remarquable ambassadrice française, curieuse de comprendre en finesse le pays, recevait il y a quelques années Evo Morales à la résidence pour la garden party du 14-Juillet…
Les temps ont changé. Sur fond d’incapacité des élites de continuer à maîtriser le pouvoir, Evo Morales a accédé démocratiquement à la Présidence en 2005. Mais les représentations n’ont pas nécessairement changé selon le même tempo après l’accession au pouvoir du leader syndical et l’incertitude politique demeure.

Dans ces conditions, il n’est pas aisé d’écrire ou même de réunir une série d’articles convaincants et de pensée diverse sur la Bolivie d’aujourd’hui: les enjeux symboliques et idéologiques sont forts, les stéréotypes occidentaux non moins pesants et la communauté des scientifiques spécialistes du pays ou de la zone n’est pas si étendue.
Nulle volonté alors de donner ici une vision monolithique de la situation bolivienne. Le souhaiterions-nous que nous n’en aurions d’ailleurs pas les moyens: les enjeux sont parfois difficiles à peser et nous n’avons pas l’ambition de «tout» comprendre.
A côté des articles de nos collègues, dont nombre de jeunes chercheurs, nous avons souhaité donner une série de fiches permettant d’étayer une connaissance élémentaire de ce pays. Rédigées initialement et en partie par nos étudiants de Sciences Po Paris, ce complément est un pari: nous espérons qu’après l’indispensable filtrage qu’il a fallu leur faire subir et l’aide de plusieurs contributeurs de ce livre (deux chronologies ont ainsi été remodelées par des enseignants-chercheurs), elles complèteront utilement et de manière unique en français ce coup de projecteur donné sur un «petit» pays d’Amérique du Sud en mouvement (politiquement du moins) rapide. De nombreux documents (en langue originale, notamment pour qu’ils puissent éventuellement servir de textes d’études) permettront au lecteur de construire sa propre représentation, du discours politique et des hydrocarbures au tourisme, des relations interrégionales aux questions des droits de l’homme.
La communauté scientifique francophone rassemblée autour de cet ouvrage est assez réduite. Trois raisons justifient cette limite. D’abord, le facteur temps et l’impossibilité de répondre à toutes les sollicitations. Puis le nombre relativement modeste de chercheurs consacrant tout ou partie de leur travail à la Bolivie a été déterminant (on notera cependant la soutenance croissante de thèses en français et un site Internet privilégié «Aportes Críticos.com» qui rassemble nombre d’articles en français de qualité sur la Bolivie). Enfin, et cela ne s’est pas produit pour les ouvrages antérieurs (sur l’Argentine et sur le Brésil), certains collègues ont pu s’abstenir de participer, craignant a priori le voisinage avec des articles militants, tandis que d’autres ont hésité à manifester publiquement leurs doutes quant à la gestion nationaliste de ce Président d’origine indigène. Les enjeux contemporains seraient-ils plus brûlants pour la Bolivie que pour l’Argentine ou le Brésil? Ou sont-ils jugés comme pouvant atteindre plus affectivement notre sensibilité occidentale?
Pour comprendre la crise argentine (2002) réunissait, autour d’un cœur d’articles scientifiques de disciplines et de pensées très diverses, des analyses contrastées de dirigeants du FMI ou de militants altermondialistes en passant par des contributions beaucoup moins «engagées». Pour comprendre le Brésil de Lula (2005) rassemblait de même des études n’allant pas toutes dans le sens doublement unique pourtant dominant en Europe- d’un encensement ou d’une critique inquiète de ce pouvoir d’un grand pays dirigé par un leader charismatique d’origine métisse et ouvrière. Avec La Colombie d’aujourd’hui vue par elle-même (2007), la préférence était donnée aux chercheurs, intellectuels et journalistes du pays. L’objectif de ce livre sur la Bolivie est simple: proposer un ensemble de contributions pouvant éclairer un peu notre lanterne... Certains textes ont été écrits dès la fin 2005, d’autres sont venus depuis. Nous pensons toutefois que l’incertitude qui prévaut encore en 2007 n’obère pas les analyses.

L’ouvrage est organisé en trois parties, chacune s’ouvrant par une série de fiches et de documents. Face à la nécessité de comprendre les processus en cours dans cette phase «révolutionnaire», l’accent est délibérément mis sur les dynamiques à l’œuvre.
La première partie, sur les «Héritages et changements politiques», examine les questions de gouvernance politique (Christine Delfour), les changements récents de modèles et d’acteurs (Laurent Lacroix), l’affirmation politique du mouvement d’Evo Morales, le MAS (Hervé do Alto), le discours de son leader (Erwan Sommerer), et les tensions politiques à l’intérieur de l’espace bolivien (Zéline Lacombe), ouvrant sur les questions d’identité (Jean-Claude Roux).
La deuxième partie cherche à introduire aux «Transformations sociales et culturelles», abordant les logiques identitaires des trois grandes réformes éducatives du XXe siècle (Françoise Martinez), les nouvelles organisations indigènes (Gilles Rivière), les mouvements sociaux (Cécile Casen) puis l’appréhension par l’Etat des questions ethniques (Laurent Lacroix), avant de mesurer le poids des arts dans l’accompagnement de la politique (Gérard Borras).
La troisième traite d’«Economie et de dépendance», entre tradition, nationalisme et mondialisation: des défis agricoles entre agriculture traditionnelle et agriculture de rente (Jean-Claude Roux), des mines et de la culture minière (Norma González), de l’exploitation des hydrocarbures (Jean-Claude Roux), à l’économie populaire (Claude Llena) ou solidaire (Isabelle Hillenkamp).
On l’aura compris: point de présupposé global pour cet ouvrage. Il ne s’agit pas de cultiver une Bolivie de stéréotypes ou de faire l’apologie d’un «cœur rebelle de l’Amérique latine». Il s’agit tout juste de réunir informations, documents et compétences diverses pour donner à penser, de manière panoramique et polyphonique, un pays magnifique qui ne se laisse pas saisir simplement.
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PRESENTATION:

mercredi 11 juin de 18h00 à 20h00
IHEAL salle A ,RDC
27 rue Saint-Guillaume
75007 Paris

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